Depuis les débuts des sciences biologiques, les découvertes réalisées ont permis d’élaborer une image de plus en plus détaillée de la diversité des espèces vivant sur la Terre. Pour autant, la tâche semble être sans fin si l’on compare les estimations actuelles du nombre total d’espèces vivantes (pouvant aller jusqu’à 10 millions selon certains auteurs) au nombre d’espèces effectivement décrites (1,4 millions). L’un des défis majeurs de la biodiversité est la complexité et la multiplicité des communautés vivantes qui la composent et les lacunes de connaissances qui y subsistent sur nombre de ces communautés, dont principalement celles rassemblant des microorganismes.

Dans ce contexte, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a diffusé des synthèses des derniers résultats obtenus par différentes équipes sur :

Les premières études tentant d’estimer la biomasse mondiale ont essentiellement porté sur des groupes particuliers comme les procaryotes, les plantes ou les poissons, faisant ainsi apparaître des lacunes concernant des groupes comme les arthropodes, la fonge et les bactéries. Des progrès techniques, comme l’amélioration du séquençage des génomes ou la mise en place de la télédétection, permettent toutefois d’améliorer ces connaissances à l’échelle mondiale.
L’équipe de Yinon M. Bar-On synthétise les connaissances actuelles sur la distribution de la biomasse mondiale en analysant des études portant sur les principaux groupes taxonomiques terrestres.

 

La protection de la biodiversité est de plus en plus considérée comme un enjeu majeur par les décideurs politiques et les acteurs de la société civile. Mais les débats se concentrent généralement sur un ensemble réduit de groupes d’espèces (plantes et vertébrés) et la majorité des autres communautés vivantes reste insuffisamment connue voire ignorée. Ce biais taxonomique lié en partie à l’état des connaissances est encore peu étudié, peu compris et peu pris en compte par la recherche alors que ses conséquences peuvent empêcher d’établir des conclusions pour l’ensemble du vivant et de mettre en place des programmes de protection efficaces.
Pour l’équipe de Julien Troudet, ce biais est une contrainte à dépasser pour avoir une idée plus exacte de la diversité du vivant, aussi propose-t-elle une série de recommandations pour faire évoluer cette situation.

 

> Pour en savoir plus
Une autre synthèse à venir : « Est-ce que les espèces des plus connues, les plus emblématiques sont les mieux protégées ? »
Consulter les autres publications consacrées à la compréhension de la biodiversité

 

 

© Crédit photos: FRB