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Enjeux régionaux

La Stratégie Régionale pour la Biodiversité (2022) définit 7 enjeux structurant l’action collective à long terme :

 

 

Réseau d’espaces naturels en bon état de conservation : La préservation de la biodiversité dépend du maintien et de la restauration de milieux diversifiés et interconnectés (zones humides, cours d’eau, forêts, pelouses calcaires, récifs et herbiers marins…), afin de permettre à tous les organismes vivants de s’alimenter, se reproduire, se déplacer, … La conservation des habitats naturels, des espèces et des traits génétiques les plus rares et menacés, pour lesquels notre territoire porte une forte responsabilité, implique la mise en place d’un réseau d’espaces protégés. Il est aussi indispensable de maintenir les équilibres naturels et les processus écologiques comme la pollinisation.

Aménagement du territoire équilibré et respectueux de la biodiversité : Pour répondre à nos besoins en termes de logement, de déplacement, de production, d’activités de loisir…, nous aménageons et modifions les espaces naturels. Afin de préserver la biodiversité, de limiter la fragmentation des milieux, l’imperméabilisation et l’artificialisation des sols, il est impératif de concevoir différemment l’aménagement de notre territoire et des espaces publics et privés (bâti et espaces verts). Dans le cadre des projets de planification territoriale et d’aménagement, nous devons suivre la doctrine visant à éviter tout impact sur la biodiversité, et à défaut, de réduire et d’en compenser les effets négatifs.

Gestion durable des ressources naturelles par les acteurs socio-économiques : Les activités agricoles, aquacoles, sylvicoles, touristiques qui caractérisent notre territoire dépendent largement des services rendus par la biodiversité. Dans une perspective de transition écologique, il est primordial de poursuivre et de développer des modes de gestion et des pratiques respectueuses de la nature, en évitant et en limitant les atteintes biologiques, physiques et chimiques. Il est également nécessaire de continuer à valoriser des pratiques traditionnelles comme le pastoralisme de montagne ou de soutenir la consommation de biens et de services qui contribuent à la biodiversité (nouveaux débouchés contribuant à la diversification des races d’élevage, variétés cultivées, essences de bois, …).

Mobilisation des acteurs et citoyens pour la biodiversité : Pour faire face au défi de la transition écologique, nous – élus, acteurs socio-économiques, associations, citoyens … – devons tous nous mobiliser. Cette dynamique repose sur une prise de conscience collective et un intérêt commun pour la biodiversité, en s’appuyant sur les expériences au contact de la nature, le développement de projets culturels, éducatifs et de formation liés à la biodiversité, et l’engagement de tous dans les projets participatifs. L’invention de nouvelles approches, à la croisée des sciences humaines et sociales, de l’économie et de l’écologie, nous aidera à relever ce défi.

Amélioration, partage et diffusion des connaissances : Pour mener des actions efficaces, nous devons mieux connaître le patrimoine naturel de notre territoire : identifier plus précisément sa richesse et son état de conservation, mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes et les changements climatiques et socio-économiques qui les affectent, surveiller l’évolution de l’état de santé de nos milieux naturels, … Afin de permettre à chacun d’améliorer cette connaissance (via la recherche-action, les sciences participatives, …), mais aussi de bénéficier d’une connaissance fiable et accessible, il est important d’organiser et de consolider ensemble les méthodes et outils d’acquisition, de traitement et de diffusion des données (référentiels, protocoles, applications web, …).

Accompagnement à l’action : Pour atteindre notre ambition commune en faveur de la biodiversité régionale, nos différentes compétences et expériences représentent un atout. Afin de renforcer la capacité de chacun à construire et mener son propre plan d’action pour la biodiversité, le partage d’idées et de bonnes pratiques (génie écologique, solutions fondées sur la nature, innovations, …) doit être encouragé. L’accompagnement à la mise en réseau des acteurs, la montée en expertise individuelle et collective (formations, webinaires, …), la mise à disposition d’outils d’aide à la décision (diagnostics, indicateurs, guides, …) sont également des leviers d’action indispensables. Enfin, l’accompagnement à l’action passe par un renfort de l’ingénierie technique et financière auprès des porteurs de projets.

Cohérence de l’action publique pour la biodiversité : Afin d’optimiser toutes les initiatives publiques et privées pour la biodiversité, il est nécessaire de construire un cadre institutionnel lisible et cohérent. Toutes les politiques publiques (dédiées à l’environnement, l’énergie, la santé, l’éducation, l’agriculture…) doivent intégrer la préservation et la reconquête de la biodiversité. Ainsi, il faut renforcer le poids des sujets liés à la biodiversité dans les instances de consultation et de décision des différents secteurs d’activité. La gouvernance régionale et infra-régionale de la biodiversité est à consolider pour gagner en efficacité. Les dépenses et subventions publiques en faveur des actions favorables à la biodiversité sont à développer. Enfin l’évaluation de la mise en oeuvre des politiques publiques s’avère indispensable pour une amélioration continue de l’action publique.

 

En Nouvelle-Aquitaine, nombreux sont ceux qui s’investissent pour un ou plusieurs de ces enjeux : les collectivités territoriales, les associations de protection de la nature, les entreprises, les citoyens, …

 

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