Le terme « biodiversité » est né de la nécessité de pouvoir désigner la complexité du monde vivant : ses différents niveaux d’organisation (du code génétique à l’écosytème) ainsi que l’ensemble des fonctions écologiques ou processus biologiques qui permettent le fonctionnement et maintien des écosystèmes (flux de matières, qualité de l’eau et des sols…) et assurent les « services » bénéficiant à l’humanité.

Évaluer l’état de conservation de la biodiversité (son état de santé), qui est difficile à appréhender étant donné la connaissance partielle que nous en avons, nécessite donc d’utiliser des indicateurs, outils qui « résument » des réalités complexes et permettent aux acteurs d’échanger.

Ces indicateurs ont pour vocation de renseigner la société sur les pressions que les activités humaines exercent sur la biodiversité, les impacts générés (positifs ou négatifs) et les réponses apportées pour remédier aux impacts négatifs.

L’Observatoire National de la Biodiversité (ONB) s’intéresse aux causes et conséquences de l’érosion de la biodiversité qui est actuellement constatée. Il « met à la disposition de tous des informations précises et documentées sur la biodiversité en France et ses interactions avec la société française » ceci au travers d’un panel d’indicateurs.

Or, un indicateur doit répondre à certains critères : être pertinent, compréhensible, sensible aux variations du/des paramètre(s) qu’il renseigne…

Afin d’évaluer la qualité des indicateurs développés et pouvoir les améliorer, l’ONB, piloté par l’Agence française pour la biodiversité (AFB) s’est donc associée à la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB), qui, en tant que structure mobilisant l’expertise scientifique portant sur la biodiversité, peut apporter un regard critique et indépendant.

L’évaluation porte sur différents points : l’adéquation de l’indicateur vis-à-vis de la situation qu’il doit décrire, la méthode utilisée pour son calcul, les conditions dans lesquelles il peut être appliqué, les biais qui peuvent l’influencer et ses limites, qui  sont donc à prendre en compte lors de son utilisation et interprétation.

Pour mettre en œuvre cette méthodologie, la FRB a élaboré trois outils, à savoir :

– un glossaire, définissant les termes utilisés pour évaluer un indicateur tels que les concepts de robustesse, fiabilité ou sensibilité…

– une grille d’évaluation, et son guide d’utilisation.

Le schéma suivant récapitule le processus d’évaluation suivi pour chaque indicateur, faisant appel à deux ou trois experts consultés séparément.

Processus d’évaluation scientifique des indicateurs de l’ONB réalisé par la FRB

Depuis le lancement de l’évaluation en 2012, 72 indicateurs de l’ONB ont donc été évalués au cours de trois phases (2012,2015 et 2018). Certains indicateurs de l’ONB ont ainsi été améliorés et les fiches indicateurs retravaillées.

 

Pour en savoir plus, consultez :

La publication de la FRB sur l’évaluation scientifique des indicateurs de l’ONB

les Fiches Indicateurs de l’ONB

Les synthèses et grilles d’évaluations de la FRB

Les publications de l’ONB