Le Fond Mondial pour la Nature (WWF) a publié fin octobre son rapport « Planète Vivante 2018 » dédié à l’état de la biodiversité sur la planète. Actualisé tous les 2 ans depuis 20 ans et réalisé en collaboration avec la Société Zoologique de Londres (ZSL), il présente des données sur la biodiversité et sur l’évolution des pressions que l’espèce humaine exerce sur notre planète.

 

Quelques chiffres clés du rapport :

– A l’échelle mondiale, les services fournis par la nature sont estimés à environ 125 000 milliards de dollars (US) par an.

– Selon l’IPV (Indice Planète Vivante), entre 1970 et 2014, l’effectif des populations de vertébrés sauvages a régressé de 60%.

– Parmi toutes les espèces de plantes, d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux et de mammifères ayant  disparu  depuis  l’an  1 500  apr.  J.-C.,  75 %  ont  été  victimes de surexploitation ou d’activités agricoles, ou des deux.

– Au cours des cinquante dernières années, notre Empreinte écologique (mesure de notre consommation en ressources naturelles) a augmenté d’environ 190 %.

– Les zones humides sont la catégorie la plus touchée, avec une perte de  87%  de  leur  superficie à  l’ère  moderne.

– Les taux actuels d’extinction des espèces sont de 100 à 1 000 fois supérieurs au taux de base, soit le taux d’extinction Terre avant que  les  pressions  humaines  ne  deviennent  un  facteur  prépondérant.

 

La dernière partie de ce rapport s’intitule « Soyons ambitieux : inversons la courbe de la perte de biodiversité ». Il y est proposé de rédiger une « feuille de route pour  la biodiversité : 2020-2050 » inspiré d’une publication portant le même titre publiée en septembre dans la revue Nature Sustainability. Cette feuille de route pour un agenda post-2020 comporte trois étapes préalables :

– préciser clairement l’objectif de restauration de la biodiversité ou comment traduire une vision ambitieuse  en objectifs audacieux,

– élaborer  un  ensemble  d’indicateurs  de  progrès  mesurables et pertinents visant à identifier les moyens de mesurer la progression vers l’objectif,

– convenir d’une série de mesures permettant de restaurer la biodiversité mondiale et qui permettent d’atteindre  l’objectif  dans  les  délais  requis.