L’IPBES, ou plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, est un organisme indépendant inter-gouvernemental créé en 2012.

Ouvert à tous les Etats membres des Nations-Unies, il rassemble actuellement 131 Etats.

Cette plateforme est à l’image du GIEC pour le climat, chargée de faire le lien entre la connaissance et la prise de décision concernant la biodiversité et les services écosystémiques. Pour cela, elle conduit des évaluations à l’échelle régionale et mondiale sur des thématiques très larges ou plus spécifiques et élabore des outils et méthodes pertinents d’appui à la prise de décision.

La 7ème réunion plénière de l’IPBES s’est déroulée à Paris du 29 avril au 4 mai en présence des représentants des Etats membres, afin de présenter et valider la première évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques.

Issue de 3 ans de travaux menés par 150 experts internationaux mobilisés par l’IPBES, avec les contributions de plus de 300 experts en complément, cette évaluation a fait l’objet d’un résumé présenté aux décideurs.

Le rapport mentionne ainsi que plus d’un million d’espèces sont menacées dans le monde (sur les 8 millions évaluées). Pour exemples, plus de 40 % des espèces d’amphibiens, plus du tiers des mammifères marins et près de 33 % des coraux sont concernés.

Or les programmes de conservation actuels ne suffisent pas à atteindre les objectifs mondiaux de conservation et d’exploitation durable de la biodiversité, affectée par 5 facteurs : les changements d’usage des terres et de la mer, l’exploitation directe de certains organismes, le changement climatique, la pollution et  les espèces exotiques envahissantes.

En résumé, comme le dit Sir Robert Watson, Président de l’IPBES : « La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier ».

Pour prévenir les cascades de phénomènes causés par l’érosion de la biodiversité, les experts de l’IPBES appellent à un «changement transformateur » c’est-à-dire un changement fondamental à l’échelle d’un système, qui prend en considération les facteurs technologiques, économiques et sociaux, y compris en termes de paradigmes, objectifs et valeurs. Car comme le souligne le rapport : « Il n’est pas trop tard pour agir ! »

Pour en savoir plus, consultez :

Le communiqué de presse

La présentation du système d’évaluation de l’IPBES

Les résultats de l’IPBES