Le rapport de l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE), intitulé « Financer la biodiversité, agir pour l’économie et les entreprises », a été  préparé pour la réunion des ministres de l’environnement du G7 des 5 et 6 mai 2019.

Ce rapport met en lumière « le coût de l’inaction », c’est-à-dire l’impact financier de l’érosion de la biodiversité : « d’après les estimations, le monde a perdu 4 000 à 20 000 milliards USD (dollars des États-Unis) par an en services écosystémiques entre 1997 et 2011 à cause du changement de couverture des sols, et 6 000 à 11 000 milliards USD par an du fait de la dégradation des sols ».

L’OCDE avance également un panel d’arguments socio-économiques justifiant d’intervenir en faveur de la biodiversité : santé humaine, alimentation, sécurité de l’eau, adaptation au changement climatique, diminution des risques de catastrophes…

Les bénéfices économiques tirés des services écosystémiques seraient en effet de l’ordre de 125 000 à 140 000 milliards USD par an à l’échelle mondiale, c’est-à-dire une fois et demie le PIB mondial.

Participer à une stratégie ambitieuse de préservation de la biodiversité et déployer des « efforts constants » est également dans l’intérêt des entreprises et des établissements financiers, qui entretiennent des relations de dépendance à l’égard de la biodiversité, dont l’érosion peut directement nuire à leurs activités.

Ils peuvent également tirer certains bénéfices et opportunités économiques en agissant : viabilité à long terme des modèles économiques,  réduction des coûts et plus grande efficacité, nouveaux modèles économiques, marchés, produits ou services… ou débouchés, comme dans le cas de la restauration écologique.

L’efficacité des actions et mesures en faveur de la biodiversité nécessite cependant de mieux comprendre les pressions qui s’exercent, de disposer de données cohérentes et comparables ainsi que d’indicateurs répondant à ces mêmes critères, de manière à « faciliter la hiérarchisation des efforts des gouvernements nationaux et des organisations internationales ».

Quant au financement mondial de la biodiversité, les recommandations de l’OCDE peuvent se résumer ainsi :

  • pallier les lacunes et incohérences concernant les données des apports financiers destinés à la biodiversité ; les estimations actuelles n’étant que partielles et incomplètes,
  • estimer et réformer les subventions qui peuvent être dommageables à la biodiversité,
  • améliorer l’évaluation de l’efficacité des dispositifs financiers existants.

Pour en savoir plus, consultez :

Le rapport « Financer la biodiversité, agir pour l’économie et les entreprises »