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Le projet LIFE BIODIV’France

Un projet global au service de l’action pour la biodiversité

Le projet LIFE Biodiv’France est porté par un consortium de 30 structures de France métropolitaine et d’Outre-Mer. Le projet est coordonné par l’Office Français de la Biodiversité. D’une durée de 9 ans (20024-2032), il a pour but de mettre en œuvre la Stratégie Nationale Biodiversité 2030.

Cette stratégie s’articule autour de 4 axes :

  • réduire les pressions qui s’exercent sur la biodiversité

  • restaurer la biodiversité partout où c’est possible

  • mobiliser tous les acteurs

  • garantir les moyens d’atteindre ces ambitions

Composition du consortium : 

Implication de l’ARB NA : 

L’ARB NA est engagée dans le groupe de travail 5 « Accompagnement des filières ». Elle participe à la mesure 31.5 de la Stratégie Nationale Biodiversité 2030 « Accompagner l’engagement des entreprises pour la biodiversité » et le sous-axe 1.2 « Accompagner les secteurs prioritaires dans la réduction de leurs impacts ». L’objectif est d’accompagner les acteurs économiques (filières et entreprises) à mieux prendre en compte les enjeux de biodiversité dans leurs décisions et processus économiques.

Le budget proche de 750 000€ bénéficie du soutien financier de l’Europe (programme LIFE), de l’OFB et de la Région Nouvelle Aquitaine sur la période du projet (2024-2032) et permet de financer l’ingénierie dédiée, l’animation du dispositif et la conduite d’études. Un accompagnement niveau entreprise et un accompagnement niveau filière permet d’avoir une action complémentaire et coordonnée permettant d’influer sur les différents échelons de pouvoir au sein des filières économiques. Agir à la fois sur l’échelle individuelle d’une entreprise et sur l’échelle globale d’une filière permet de mieux comprendre les enjeux transversaux et de mieux y répondre.

La mobilisation des acteurs économiques comme levier d’action de l’ARB NA

Deux actions complémentaires sont menées en parallèle par l’ARB NA pour l’accompagnement des acteurs économiques en Nouvelle-Aquitaine :

► La mission d’accompagnement des entreprises dans le cadre du dispositif national de l’OFB « Entreprises Engagées pour la Nature« , animée par Nicolas Lignie au niveau régional.

Ce programme a pour ambition de faire émerger, reconnaître et valoriser des plans d’actions volontaires d’entreprises, visant à réduire leurs pressions et impacts directs ou indirects sur la biodiversité. En rejoignant le dispositif, une entreprise s’engage à agir sur sa chaîne de valeur, fédérer et sensibiliser ses parties prenantes et partager ses bonnes pratiques auprès d’autres entreprises.

► Et la mission d’accompagnement des filières économiques, portée par Fabien Chatelier.

6 filières prioritaires ont été identifiées pour mettre en œuvre ce programme : la filière agro-alimentaire, la filière forêt-bois, la filière BTP, la filière tourisme, la filière énergie et la filière chimie. Ces filières seront ciblées dans nos processus d’accompagnement et de production de méthodes et de solutions pour intégrer les enjeux liés à la biodiversité dans leurs actions et leurs chaines de valeurs. Des partenariats stratégiques seront noués pour que les actions d’accompagnement des acteurs économiques en Nouvelle-Aquitaine soient coordonnées et complémentaires. Par exemple, les actions du cluster Soltena à destination des filières chimie-matériaux et énergie font l’objet d’une coordination forte.

Cette mission va se dérouler en 3 phases :

La première phase est la réalisation d’une étude avec le soutien d’un prestataire extérieur pour caractériser les enjeux particuliers et les leviers d’actions des filières économiques prioritaires en région.

La consultation publique pour l’attribution de cette mission d’étude est en cours et son exécution s’effectuera jusqu’en début d’année 2027

Voir la consultation publique

 

Cette étude s’articule autour de 4 grands axes :

  • Caractériser les filières économiques (forêt-bois, agro-alimentaire, tourisme, énergie, BTP et chimie) en Nouvelle-Aquitaine
  • Identifier les vulnérabilités et dépendances des filières économiques vis-à-vis de l’environnement (biodiversité, eau, services écosystèmes)
  • Connaître les impacts de ces filières économiques sur l’environnement
  • Déterminer les enjeux croisés entre la biodiversité et les filières économiques, sur le territoire de la Nouvelle Aquitaine, et les leviers d’actions.

La deuxième phase sera la co-construction avec les acteurs des filières économiques de mesures et d’actions à mettre en place pour prendre en compte la biodiversité et à la protéger dans leur projets et leurs chaines de valeurs. Cette phase de co-construction s’appuiera sur les résultats de l’étude mené en 2026 par l’Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle Aquitaine, et sur l’expertise des acteurs des filières. L’objectif est de confronter les enjeux de préservation de la biodiversité avec les orientations économiques et les innovations possibles dans les filières ciblées.

La troisième phase portera sur la mise en place opérationnelle des solutions coconstruites avec les filières par les opérateurs économiques acteurs du territoire.

A date, l’Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle Aquitaine a identifié des pistes de travail à même de concourir aux objectifs de ce projet :

  • Améliorer l’information du consommateur par un accès facilité aux informations (liste complète des constituants du produit, provenance des intrants, méthode de production,…). Le but étant d’orienter les consommations vers des produits plus durable. L’expérience NutriScore montre que lorsque le consommateur est bien informé, cela a une influence positive sur sa manière de consommer.
  • Réduire l’extraction de matières premières en incorporant des constituants issus du recyclage matière. Remplacer des intrants issus de ressources « neuves » (c’est à dire extraite de l’environnement) par des matières recyclées à un impact direct sur le rythme d’extraction des ressources. Cela permet de réduire automatiquement l’impact environnemental de l’extraction des matières premières dans le produit fini. Par exemple, l’extraction de métaux dans le monde croît de 3%/an. Ce rythme de croissance exponentiel est insoutenable sur le temps long et a des impacts de plus en plus sévères sur l’environnement. Les travaux de F.Grosse (« Croissance soutenable ? La société au défi de l’économie circulaire ») identifient un seuil minimum de 80% d’intrants recyclés pour avoir un impact réel sur le rythme d’extraction des matières premières.
  • Massifier l’utilisation d’intrants labellisés dont l’effet positif sur la préservation de l’environnement est reconnu (par exemple, FSC pour le bois, éco label européen pour l’agroalimentaire, entre autres). Cette piste de travail se fera en coordination avec l’action de l’OFB à destination des labels et filières au sein de l’OFB dans le cadre du projet Life Biodiv’France.
  • Massifier la réalisation de stress test biodiversité afin de mettre en lumière la dépendance des filières économiques à la biodiversité et les enjeux de durabilité des chaines de valeur qui s’appuient sur des services écosystémiques.

contact :

 

« Cofinancé par l’Union européenne. Les points de vue et les opinions exprimés sont toutefois ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de CINEA. Ni l’Union européenne ni l’autorité chargée de l’octroi de la subvention ne peuvent en être tenues pour responsables. »