De la plaine au bocage, … comment favoriser une agriculture plus durable ?

Face au changement climatique, au déclin de la biodiversité et à la précarisation du monde agricole, l’agriculture a besoin de solutions. Des scientifiques, des agriculteurs et des agricultrices travaillent de concert à réduire les pesticides et les engrais chimiques, à gagner en résilience face aux aléas, tout en maintenant les écosystèmes en bonne santé. Dans les sillons qu’ils creusent, les solutions fondées sur la nature et la diversité du vivant sont les maîtres-mots. L’arbre, la haie, le bocage y prennent racine, pour un territoire vivant et résilient. Julia Clause, chercheuse au laboratoire EBI (Écologie et Biologie des Interactions) – Université de Poitiers et Antoine Pasquier, éleveur bocain et agroforestier, en témoignent.
« Le compartiment sol, la biodiversité qu’il contient et leurs interactions avec la végétation sont à la base du fonctionnement des écosystèmes. Dans un contexte d’épuisement des sols en milieu agricole, de baisse des rendements et d’une augmentation de leur variabilité face aux aléas climatiques, je m’intéresse à la macrofaune présente à l’interface sol-végétation, et aux fonctions de décomposition et/ou d’auxiliaires de cultures des organismes à cette interface. Je souhaite comprendre leur fonctionnement, leurs interactions et leur intérêt non seulement écologique mais également socio-économique dans les agroécosystèmes, plus particulièrement dans un contexte d’associations de culture (prairies, céréales-légumineuses, permaculture). Pour cette raison, j’entreprends des collaborations avec des acteurs non-académiques agricoles et académiques en sciences sociales. »
Julia Clause, maîtresse de conférence à l’Université de Poitiers et chercheuse au laboratoire Ecologie et Biologie des Interactions (CNRS – Université de Poitiers)
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